La liberté est à l'homme ce que le feu est au petit garçon. Elle nous fascine, nous voulons la maitriser, la posseder, mais nous découvrons que nous ne pourrons jamais, ou alors elle nous detruirais.
Et pourtant, on nous la fait miroiter, on nous fait croire dès notre plus jeune âge qu'elle nous est garantie, ce qui n'est pas faux en théorie, mais qui est obselète en pratique. Ce qui est paradoxale : l'homme veut la liberté, mais l'homme a créé la societé, et la societé l'empeche de l'avoir, sa liberté. Ainsi, l'homme se saborde, sans vraiment le savoir, ni vraiment l'admettre.
Nous pourrions être libre, en faisant tous un effort, le problème est que l'on est dépendants. Et, l'on s'effonce de plus en plus dans notre dépendance, en la renforçant parceque l'on croit que notre dépendance est notre liberté. Nous devrions ouvrir les yeux, admettre que nous sommes dépendants. Je suis dépendant de mes heures de sommeil, je suis dépendant de mes heures de repas, je suis dépendants du regard des autres, je suis dépendant de mon café le matin, je suis dépendant de ma cigarette quotidienne, je suis dépendant de ma masturbation hebdomadaire. Et la societé nous embrigade là-dedans. Elle nous donne des horaires fixes, des modèles, des produits de consommations, des drogues, de la pornographie.
Le monde d'aujourd'hui est une dictature. A qui doit-on ressembler ? Comme qui devons-nous penser ? Les médias et les grandes multinationales vont font miroiter ce que vous ne serez jamais, ce que vous ne pourrez jamais être, et après vous font culpabiliser de ne rien faire pour vous approcher un maximum de l'image de ce qu'ils se font d'un homme. Mais au fond, qu'est ce qu'on homme ? Est-ce que parce que je mets un cravate je suis un homme ? Est-ce que, parce que je suis différent d'une affiche de pub je ne suis pas un homme ?
Le monde de maintenant est un film pornographique. Tout est démesuré, tout est faux. Le monde d'aujourd'hui est fait pour nous créer des complexes, et les multinationales vendent la manière de les éliminer. Est on un homme meilleur quand on à un costume Armani ? Le monde d'aujourd'hui était un monde polythéiste. Au nom de la télévision, de Ikea et du St Prozac. Amen.
Comment arrêter cette gangrène médiatique ? Le cancer culturel est partout.